chose promise, chose dûe.
bonne introduction pour ce dont je souhaitais vous parler.(mise
en confiance de début d'article).
Je me réfère en fait, comme vous allez le voir, au
sujet de cet article, "un peu de culture". Je vais partir d'un
exemple , pour plus de clarté.
Ma chère voiture, une coccinelle année 2000
(Volkswagen Mexico S.A. de C.V. a arrêté de produire
les fameuses "vochos" il y a quelques années seulement), a
été annoncé par votre serviteur dans le
journal local de Mérida récemment, pour la vendre.
Des dixaines de personnes m'ont appelé pour avoir plus de
précisions sur la voiture, le prix, l'année,
l'état de la capote, le moteur, etc..
Environ une dixaine des coups de fils se sont terminé par :
d'accord,très bien, nous nous voyons à tel endroit
à telle heure. Rendez-vous pris. Chouette, un
intéressé de plus pour ma vente! Mais, fait qui ne
m'aura pas étonné, personne n'est jamais venu,
à aucun de ces rendez-vous. Ce qui suit ne saurait
être une critique, mais davantage un éclaircissement
culturel. Loin de toute généralité, il ne me
restait cependant qu'un seul constat : les mexicains ne savent pas
dire "non". "Non, le prix est trop élevé, non votre
voiture ne m'interesse pas..". Cela va aussi avec fait que le temps
est une notion assez différente...Là où
certains européens y verraient un manque de respect, arriver
en retard, voire ne pas arriver à un rendez vous est chose
courante...L'analyse est que cette habitude vient du fait que ces
promesses de venir au rendez vous étaient davantage des
déclarations d'intentions et non de compromis, ou parfois
même une manière polie de terminer la conversation.
L'autre hypothèse est que la valeur du temps, la
productivité, n'est pas aussi ancrée qu'en France,
où nous serions les premiers à souffrir de cela,
à s'agacer d'une imponctualité, voire, s'angoisser
pour une non maximisation de notre temps..quitte même
à préférer ne rien faire plutôt que de
rater l'optimisation de son quotient production/temps (voire le mot
procrastination). Ici, il suffit juste d'en être conscient.
Je n'oserai pas rentrer plus profond dans le sujet mais il me
semble qu'une des raisons est une moindre considération de
la valeur de son temps que dans nos cultures européennes Je
pense qu'une analyse plus profonde de la culture mexicaine ferait
rentrer dans son contexte réel cette anecdote, mais
malheuresement je n'ai pas beaucoup de temps pour rédiger
cela tout de suite!
Voilà pour l'anecdote culturelle, j'espère ne pas
froisser mes compatriotes mexicains, dont la riche et
étonnante culture a bien entendu de nombreux bons
cotés, que je ne manquerai certainement pas de souligner
lors de prochains articles.
PS:il ne me reste que quelques jours ici, à
Mérida...désolé de ne pas être
très actif ces temps ci sur ce blog, je profite de mon temps
justement!